LIBRE PENSÉE

 

De l’objectivité…

 

Si je vous affirme que l’objectivité n’existe pas, vous allez peut-être me dire : « Mais de quel droit, vous permettez-vous un tel axiome. Rassurez-vous puisque je vais vous expliquer. Mais vous allez-vous me répondre : « Comment allez vous faire puisque vous n’êtes pas objectif ? »

C’est sans doute que vous avez fait une partie du chemin !

Et nous pourrions en rester là.

 

Pour ma part je préfère, en mon âme et conscience, poursuivre sur ce chemin.

Mais en effet, rien n’est moins sûr ! 

Et si je ne vous fait pas partager ma pensée, vous aller vous demander, avec raison : « Ce qui veut dire, que vous parlez pour ne rien dire et vous feriez mieux de vous taire »  

C’est pas du Raymond Devos. mais ça y ressemble. Et pourtant, ce n’était pas un philosophe ni latin, ni grec.

Enfin...bref.. 

C’est donc pourquoi je vais vous faire partager ma pensée.

Il vous le restera ensuite à vous faire une idée.

 Si je commence par vous parler de la relativité, je ne vais pas faire avancer le « schmilblick ». Cet autre mot RELATIVITÉ pourrait à lui seul expliquer notre incompréhension réciproque. Sans doute, êtes-vous en train de vitupérer.

Je vais vite vous rassurer, en sortant de cette boucle infernale.

 

Einstein

Quand j’affirme que l’objectivité n’existe pas, et que je préfère au moins l’honnêteté c’est d’abord qu’ayant exercé pendant plusieurs dizaines d’années le métier de journaliste professionnel, j’ai été confronté très souvent à certains humanoïdes qui me balançaient à la figure cette éternelle injure : « Mais monsieur, vous n’êtes pas objectif, et en plus vous n’y connaissez rien ».

Sur certains sujets, je veux bien. Mais quand il s’agissait de sport et que pour compléter mon propos, je proposais une photo (1) d’une mêlée relevée, avec coups et blessures, il m’étonnait toujours que certains des dirigeants des deux équipes, dans un esprit de cohabitation surprenant, relisent le lendemain mon « papier » en avouant tout de go qu’on avait sans doute pas vu le même match.

Heureusement qu’en prévision de tels échanges sur un terrain de rugby, suivant les rapports du délégué, et le compte-rendu de l’arbitre, la commission de discipline du comité départemental, avait pris quelques décisions.

Heureusement aussi, que d’autres que moi , assistant à ces pugilats ordinaires, tout à fait prévisibles lors de tels derby des matches de ce « rugby des champs », ils abondaient dans mon sens.

Alors ces dirigeants me quittaient en maugréant que je n’étais pas OBJECTIF. Dans les jours qui suivaient, nous nous retrouvions souvent en terrain neutre pour refaire le match. C’est alors qu’ils avaient digéré les méfaits de me mon compte-rendu (texte et photo), les sanctions du comité, se souvenant des faits avec une certaine RELATIVITÉ. 

Nous y voilà.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, je suis d’accord, c’est bien dit. Mon exemple était très simple et il était là pour étayer mon propos et ma démonstration.

L’objectivité ça n’existe pas. Pourquoi. Parce que tout d’abord nous ne sommes pas tous nés sous la même étoile. s notre enfance nous n’avons pas embrassé la même éducation. Et puis tout en cheminant dans la vie, notre formation, notre information ont fait le reste pour nous jeter dans la vie active. Nous avons appris alors à choisir. Nous avons aussi commencé à apprécier. Nous avons aussi appris. Nous comprenions ou pas. Nos différences exacerbées par notre environnement ont alors pris le dessus dans notre personnalité. Il en était pratiquement fini de notre objectivité.

Nous étions désormais sous influence. Plus ou moins selon ce qui précède.

 

 

 (1) Une anecdote me revient à ce sujet. Je vous la livre ici où elle est sa place .             Un jour, j’ai demandé à un photographe, pourquoi il n’avait pas fait des photos de ce genre à un match semblable auquel il y avait assisté, et qui n’était pas loin de se terminer en émeute. Il m’avait répondu que je lui avais demandé de faire des photos d’un match de rugby et que ça, ce n’était pas du rugby ! Quelle joie et quelle surprise pour les joueurs des deux équipes et leurs dirigeants . Nous avons du nous contenter d’employer un ton au passé du conditionnel pour relater les incidents.